[?] Qu'est-ce que c'est ?
Il s'agit d'une inflammation des méninges se traduisant par une hypersécrétion de liquide céphalo-rachidien augmentant donc la pression dans l'espace méningé. Il n'y a pas d'infection purulente.
On parle aussi de méningites à liquide clair ou méningites lymphocytaires aiguës curables
[?] Causes de la maladie
De nombreux virus peuvent provoquer une méningite à liquide clair :
Les oreillons ;
La poliomyélite ;
Les coxsackies, les ECHO virus, la mononucléose infectieuse, adénovirus, le virus de l'herpès... ;
La rougeole, la rubéole, la varicelle...
Certaines bactéries peuvent également provoquer une méningite à liquide clair :
La tuberculose ;
Les leptospiroses ;
La brucellose ;
La syphilis ;
Les mycoplasmes ;
Les mycoses ;
La toxoplasmose, le paludisme, la trypanosomiase etc.
Il s'agit parfois d'une réaction méningée à un processus de voisinage :
Un abcès cérébral ;
Une otite ;
Une mastoïdite ;
Une tumeur cérébrale ;
Une leucémie etc...
[?] Les symptômes de la maladie
Les céphalées, les vomissements et la fièvre sont les symptômes principaux.
Le médecin met en évidence la raideur de la nuque qui empêche la flexion de la tête en avant. Lorsqu'on essaie d'asseoir l'enfant, celui-ci doit plier ses jambes.
Des troubles de la conscience (obnubilation, coma) sont possibles.
L'hyperesthésie générale, la photophobie sont fréquentes.
Des signes d'encéphalite associés sont possibles.
[?] Diagnostic : la ponction lombaire
Au moindre doute sur une méningite, le pédiatre va effectuer une ponction lombaire. Ce geste, de pratique courante en pédiatrie, est pratiquement indolore entre des mains exercées. Il s'agit d'enfoncer une aiguille courte dans le cul-de-sac lombaire en traversant la peau et en s'immisçant entre deux vertèbres. La moelle épinière est en effet enveloppée dans les méninges et celles-ci descendent plus bas que la moelle le long de la colonne vertébrale. On peut ainsi recueillir dans le cul-de-sac du liquide céphalo-rachidien sans toucher la moelle.
En cas de méningite virale, le LCR est clair, transparent, "eau de roche". L'albumine est modérément augmentée. Au microscope, il y a de nombreux lymphocytes alors que dans les méningites bactériennes purulentes, ce sont des polynucléaires neutrophiles altérés qui prédominent.
Après une ponction lombaire, les céphalées dues à l'hyperpression du LCR dans l'espace sous-arachnoïdien s'estompent souvent. Il est habituel de garder l'enfant couché sur le dos sans oreiller quelques heures après la ponction lombaire.
Le dosage d'amylase dans le sang permet de reconnaître les oreillons lorsque la parotidite n'est pas apparue.
Une méningite purulente peut être "décapitée" par un traitement antibiotique suffisant pour masquer les symptômes mais pas assez efficace pour guérir la méningite. Dans ces cas là, il existe un syndrome méningé bâtard et la ponction lombaire donne des résultats difficiles à interpréter.
En effet, une méningite virale authentique à son début peut provoquer l'apparition transitoire de polynucléaires à la ponction lombaire.
Ces difficultés fréquentes sont l'occasion de rappeler la nocivité de la prescription des antibiotiques "à l'aveugle" par certains médecins ou l'auto-médication par certains parents qui risquent de décapiter une grave infection sans la juguler. De ce fait, le diagnostic est retardé et le traitement compliqué.
Le dosage de la procalcitonine plasmatique peut différencier les méningites bactériennes et virales.Elle est élevée en cas de méningite bacterienne (> 4 mg/l). Cet examen serait supérieur à la CRP sérique, protéinorachie et nombre des éléments du LCR.
[?] Traitement
Les méningites virales ne nécessitent pas d'antibiotiques.
L'aspirine et le repos au lit suffisent.
Quelques remèdes homéopathiques augmentent le confort de l'enfant et semblent raccourcir l'évolution :
Apis ;
Belladona ;
Gelsemium ;
Arsenicum Album ;
Pyrogenium.
[?] Evolution de la maladie
L'évolution est favorable.
Parfois une surdité persiste à titre de séquelle après les oreillons.
dimanche 1 avril 2007
Migraine
L’anxiété gâche la vie des migraineuses
Première constatation, c’est principalement nos internautes féminines qui ont répondu à notre enquête, elles représentent ainsi 85 % des participants à notre enquête. Une proportion légèrement supérieure aux données épidémiologiques selon lesquelles les femmes sont trois fois plus touchées que les hommes. Pour ces migraineux, la maladie est plus qu’une succession de crises et s’avère très invalidante. Ainsi, 81 % affirment que leur migraine retentit sur leur vie quotidienne même en dehors des crises.
Parmi nos internautes migraineux, plus de trois sur quatre (77 %) se disent anxieux, un chiffre très proche des 70 % de la récente enquête SMILE conduite auprès de 5 400 migraineux2. Et l’on sait que cette angoisse n’est pas sans conséquence, puisqu’elle rend les patients plus sensibles au stress, les conduit à anticiper la douleur avec plus d’appréhension et facilite les comportements d’évitement. Autre écueil, cette anxiété faciliterait la consommation excessive de traitement de crise (qui restent malheureusement non-spécifiques pour la plupart des patients). Or, cette surconsommation expose au risque de céphalées chroniques quotidiennes, une forme très sévère de migraine. Pourtant, une prise en charge spécifique avec des traitements de crises ou de fond pourraient permettre à beaucoup de ces patients de constater une amélioration de leur qualité de vie. Encore faut-il consulter…
Des nausées invalidantes
Mais la migraine, ce n’est pas seulement cette douleur qui vrille les esprits, c’est aussi un estomac qui se retourne… Plus de trois quarts de nos internautes migraineux (77 %) souffrent ainsi de nausées et de vomissements au cours de leurs crises. La moitié (49 %) ont uniquement des nausées alors que 28 % ont également des vomissements. Et pour eux, il devient difficile de prendre correctement un traitement symptomatique quand la moindre gorgée d’eau vous fait horreur. Ainsi, un tiers de ces internautes (32 %) avouent que ces symptômes handicapent leur prise en charge. Plusieurs études ont déjà confirmé un tel impact, dans des proportions très similaires
Première constatation, c’est principalement nos internautes féminines qui ont répondu à notre enquête, elles représentent ainsi 85 % des participants à notre enquête. Une proportion légèrement supérieure aux données épidémiologiques selon lesquelles les femmes sont trois fois plus touchées que les hommes. Pour ces migraineux, la maladie est plus qu’une succession de crises et s’avère très invalidante. Ainsi, 81 % affirment que leur migraine retentit sur leur vie quotidienne même en dehors des crises.
Parmi nos internautes migraineux, plus de trois sur quatre (77 %) se disent anxieux, un chiffre très proche des 70 % de la récente enquête SMILE conduite auprès de 5 400 migraineux2. Et l’on sait que cette angoisse n’est pas sans conséquence, puisqu’elle rend les patients plus sensibles au stress, les conduit à anticiper la douleur avec plus d’appréhension et facilite les comportements d’évitement. Autre écueil, cette anxiété faciliterait la consommation excessive de traitement de crise (qui restent malheureusement non-spécifiques pour la plupart des patients). Or, cette surconsommation expose au risque de céphalées chroniques quotidiennes, une forme très sévère de migraine. Pourtant, une prise en charge spécifique avec des traitements de crises ou de fond pourraient permettre à beaucoup de ces patients de constater une amélioration de leur qualité de vie. Encore faut-il consulter…
Des nausées invalidantes
Mais la migraine, ce n’est pas seulement cette douleur qui vrille les esprits, c’est aussi un estomac qui se retourne… Plus de trois quarts de nos internautes migraineux (77 %) souffrent ainsi de nausées et de vomissements au cours de leurs crises. La moitié (49 %) ont uniquement des nausées alors que 28 % ont également des vomissements. Et pour eux, il devient difficile de prendre correctement un traitement symptomatique quand la moindre gorgée d’eau vous fait horreur. Ainsi, un tiers de ces internautes (32 %) avouent que ces symptômes handicapent leur prise en charge. Plusieurs études ont déjà confirmé un tel impact, dans des proportions très similaires
Menopause
Les traitements hormonaux substitutifs reconnus coupables
Après avoir été considérés comme la panacée pour de nombreuses femmes ménopausées, les traitements hormonaux substitutifs ont été pris dans une violente tourmente. Et pour cause : des études révélaient que les femmes sous THS étaient plus exposées au cancer du sein et aux maladies cardiovasculaires. Aujourd’hui, les autorités sanitaires révèlent qu’un millier de cancers du sein par an seraient imputables THS.
En 2003, la publication de deux études anglo-saxonnes1,2 jetait le discrédit sur les traitements hormonaux substitutifs (THS). Depuis l’utilisation de ces THS a donné lieu à de nouvelles recommandations3,4. En résumé, les THS ne doivent être prescrits que si les troubles du climatère (principalement bouffées de chaleur…) altèrent la qualité de vie des patientes, qui devront être clairement informées des risques de ces produits. La prescription devra se faire à la dose minimale efficace, pour une durée la plus courte possible avec des réévaluations régulières. Conscient de la nécessité de disposer de données françaises, un groupe de travail était mis en place en mars 2004 par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Son rapport5 vient d’être rendu public.
L’utilisation des THS en France
Un bilan de l’utilisation des THS a ainsi été dressé pour les années 2000 et 2002, qui correspondent à la période de plus forte consommation de ces produits. A cette époque, 20 à 25 % des femmes âgées de 40 à 65 ans prenaient un THS (soit près de deux millions de Françaises). Entre 2002 et 2004, la consommation de THS a diminué de moitié.
Après avoir été considérés comme la panacée pour de nombreuses femmes ménopausées, les traitements hormonaux substitutifs ont été pris dans une violente tourmente. Et pour cause : des études révélaient que les femmes sous THS étaient plus exposées au cancer du sein et aux maladies cardiovasculaires. Aujourd’hui, les autorités sanitaires révèlent qu’un millier de cancers du sein par an seraient imputables THS.
En 2003, la publication de deux études anglo-saxonnes1,2 jetait le discrédit sur les traitements hormonaux substitutifs (THS). Depuis l’utilisation de ces THS a donné lieu à de nouvelles recommandations3,4. En résumé, les THS ne doivent être prescrits que si les troubles du climatère (principalement bouffées de chaleur…) altèrent la qualité de vie des patientes, qui devront être clairement informées des risques de ces produits. La prescription devra se faire à la dose minimale efficace, pour une durée la plus courte possible avec des réévaluations régulières. Conscient de la nécessité de disposer de données françaises, un groupe de travail était mis en place en mars 2004 par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Son rapport5 vient d’être rendu public.
L’utilisation des THS en France
Un bilan de l’utilisation des THS a ainsi été dressé pour les années 2000 et 2002, qui correspondent à la période de plus forte consommation de ces produits. A cette époque, 20 à 25 % des femmes âgées de 40 à 65 ans prenaient un THS (soit près de deux millions de Françaises). Entre 2002 et 2004, la consommation de THS a diminué de moitié.
Rhume et sinusite
Rhume et sinusite
Banal et bénin, le rhume, ou rhino-pharyngite, ne requiert que quelques mesures thérapeutiques extrêmement simples. Cependant, certaines personnes, les enfants notamment, sont exposées à des complications, pour lesquels un avis médical s’impose. Ainsi, mieux vaut ne pas laisser traîner… La sinusite peut évoluer assez vite vers la chronicité et poser de délicats problèmes de traitement
Banal et bénin, le rhume, ou rhino-pharyngite, ne requiert que quelques mesures thérapeutiques extrêmement simples. Cependant, certaines personnes, les enfants notamment, sont exposées à des complications, pour lesquels un avis médical s’impose. Ainsi, mieux vaut ne pas laisser traîner… La sinusite peut évoluer assez vite vers la chronicité et poser de délicats problèmes de traitement
Hepatite C
[?] Qu'est-ce que c'est ?
L’hépatite C est une maladie du foie qui est due à un virus à ARN de la famille des Flavivirus. Une estimation prétend qu’environ 3 % de la population mondiale a une infection chronique au virus de l’hépatite C. Pendant longtemps, cette hépatite était anciennement appelée hépatite non-A non-B.
[?] Causes et facteurs de risque
Le virus de l’hépatite C se transmet principalement par voie sanguine. La transmission sexuelle existe bien mais elle demeure exceptionnelle car liée au contact sanguin. Aucun virus n’est retrouvé dans le sperme, les sécrétions vaginales ou séminales. Une transmission par voie sexuelle ne peut donc a priori avoir lieu qu’en cas de lésions génitales ou pendant les règles (si la femme est porteuse). Dans ce cas, l’utilisation d’un préservatif est recommandée. Elle est aussi recommandée en cas d’expériences sexuelles avec des partenaires multiples mais pas en cas de relations avec un partenaire stable.
Il y a un risque de transmission de la mère à l’enfant, au moment de l’accouchement, seulement si des virus sont détectables dans le sang de la maman. Ce risque est d’environ 5 % voire plus si la mère présente une double infection hépatite C et VIH (le virus du SIDA).
Les précautions prises aujourd’hui au niveau des transfusions, des greffes, etc., les précautions à prendre pour éviter la transmission concernent surtout les toxicomanes aux drogues injectables. Il leur faut absolument éviter l’échange de seringues usagées. Des mesures de sensibilisation et d’éducation sont menés chez ces populations à risques. Des kits de seringues sont mis à la disposition du public à bas prix.
Avec l’entourage du malade, il faut éviter l’échange de matériels en contact avec le sang (brosses à dents, rasoirs, ciseaux à ongles, matériel d‘épilation, etc.).
[?] Les signes de la maladie
L’infection par le virus de l’hépatite C débute par une période d’incubation silencieuse d’une durée variable qui serait fonction de la quantité de virus transmise. Elle est en moyenne de 2 mois. Après cette période, l’infection se manifeste par une hépatite aiguë dans 10 à 20 % des cas. Celle-ci dure environ 3 mois et se caractérise par de la fatigue, des troubles digestifs, une douleur au foie et éventuellement une jaunisse. Cette hépatite aiguë peut être plus ou moins sévère et l’existence d’une hépatite fulminante comme pour l’hépatite A et B n’est reconnue par tous.
[?] La consultation
Sur la base des symptômes décrits ci-dessus, le médecin va palper votre foie pour vérifier qu’il est bien l’organe atteint. A ce stade, l’observation oriente son diagnostic vers une hépatite. Son interrogatoire lui permettra d’envisager quel type d’hépatite : virale, médicamenteuse, alcoolique, etc. Ensuite, seuls des examens complémentaires permettront de vérifier qu’il s’agit bien d’une hépatite C.
[?] Examens et analyses complémentaires
Les premiers examens demandés par le médecin seront une étude des marqueurs qui signent l’existence d’une atteinte du foie : transaminases et bilirubine. Aussi, il prescrira une sérologie c’est-à-dire une recherche dans le sang de la présence d’anticorps spécifiques des principales hépatites. Ces anticorps sont un des moyens de défense de l’organisme contre le virus, ils ne sont présents qu’en cas d’infection.
Les anticorps qui permettent de poser le diagnostic d’hépatite C sont dits anticorps anti-VHC. Ensuite, pour connaître le stade de la maladie (aiguë ou chronique), la recherche de l’ARN du virus (son patrimoine génétique) dans le sang est nécessaire. Sa présence dans le sang prouve que le virus se multiplie et que l’hépatite est passée en phase chronique ; à condition que les transaminases soient retombées à une valeur normale.
Pour en savoir plus…
En cas d’hépatite chronique, une PBH (ponction de biopsie hépatique) est pratiquée pour connaître l’état du tissus hépatique : fibrose, cirrhose voire cancer.
[?] Evolution de la maladie
La fréquence d’évolution vers une hépatite chronique qui pourra se terminer en cirrhose et en cancer du foie est élevée (70 à 80 % des cas !). De plus, l’hépatite C évolue silencieusement pendant 15 à 20 ans avant de refaire parler d’elle. Or, selon les estimations, entre 50 et 70 % des porteurs asymptomatiques se sont pas dépistés et risquent de découvrir leur maladie lorsqu’il sera trop tard ! Le risque d’évolution de l’hépatite C chronique vers la cirrhose est encore mal évalué mais serait estimé entre 30 et 50 % des cas. A terme, la cirrhose qui découle de l’hépatite C peut évoluer en cancer de sombre pronostic.
[?] Ne pas confondre avec...
Les autres hépatites…
[?] Traitement
Seule l’hépatite C chronique active est traitée par des médicaments spécifiques. En début d’hépatite, à la phase aiguë, repos, arrêt de certains médicaments (contraceptifs oraux par exemple), arrêt de toute boisson alcoolisée sont les seules mesures à prendre.
En cas d’hépatique chronique active documentée (c’est-à-dire prouvée par des examens biologiques et ou biopsie), le traitement repose sur la prise d’interférons : interféron alpha 2a ou alpha 2b. Un antiviral est aussi associé à l’interféron alpha 2b : la ribavirine. Cette bithérapie n’est néanmoins pas la panacée puisque inefficace chez 50 % des patients.
Depuis 2000 est sorti une nouvelle forme d’interféron, les interférons pégylés. Ce sont les mêmes interférons mais conjugués à de grandes molécules, les Poly-Ethyléne Glycols. Les taux sanguins de ces nouvelles formes seraient plus stables, ce qui permet une efficacité supérieure. De plus, ces médicaments permettent une seule injection sous-cutanée par semaine au lieu de trois avec les anciens.
L’hépatite C est une maladie du foie qui est due à un virus à ARN de la famille des Flavivirus. Une estimation prétend qu’environ 3 % de la population mondiale a une infection chronique au virus de l’hépatite C. Pendant longtemps, cette hépatite était anciennement appelée hépatite non-A non-B.
[?] Causes et facteurs de risque
Le virus de l’hépatite C se transmet principalement par voie sanguine. La transmission sexuelle existe bien mais elle demeure exceptionnelle car liée au contact sanguin. Aucun virus n’est retrouvé dans le sperme, les sécrétions vaginales ou séminales. Une transmission par voie sexuelle ne peut donc a priori avoir lieu qu’en cas de lésions génitales ou pendant les règles (si la femme est porteuse). Dans ce cas, l’utilisation d’un préservatif est recommandée. Elle est aussi recommandée en cas d’expériences sexuelles avec des partenaires multiples mais pas en cas de relations avec un partenaire stable.
Il y a un risque de transmission de la mère à l’enfant, au moment de l’accouchement, seulement si des virus sont détectables dans le sang de la maman. Ce risque est d’environ 5 % voire plus si la mère présente une double infection hépatite C et VIH (le virus du SIDA).
Les précautions prises aujourd’hui au niveau des transfusions, des greffes, etc., les précautions à prendre pour éviter la transmission concernent surtout les toxicomanes aux drogues injectables. Il leur faut absolument éviter l’échange de seringues usagées. Des mesures de sensibilisation et d’éducation sont menés chez ces populations à risques. Des kits de seringues sont mis à la disposition du public à bas prix.
Avec l’entourage du malade, il faut éviter l’échange de matériels en contact avec le sang (brosses à dents, rasoirs, ciseaux à ongles, matériel d‘épilation, etc.).
[?] Les signes de la maladie
L’infection par le virus de l’hépatite C débute par une période d’incubation silencieuse d’une durée variable qui serait fonction de la quantité de virus transmise. Elle est en moyenne de 2 mois. Après cette période, l’infection se manifeste par une hépatite aiguë dans 10 à 20 % des cas. Celle-ci dure environ 3 mois et se caractérise par de la fatigue, des troubles digestifs, une douleur au foie et éventuellement une jaunisse. Cette hépatite aiguë peut être plus ou moins sévère et l’existence d’une hépatite fulminante comme pour l’hépatite A et B n’est reconnue par tous.
[?] La consultation
Sur la base des symptômes décrits ci-dessus, le médecin va palper votre foie pour vérifier qu’il est bien l’organe atteint. A ce stade, l’observation oriente son diagnostic vers une hépatite. Son interrogatoire lui permettra d’envisager quel type d’hépatite : virale, médicamenteuse, alcoolique, etc. Ensuite, seuls des examens complémentaires permettront de vérifier qu’il s’agit bien d’une hépatite C.
[?] Examens et analyses complémentaires
Les premiers examens demandés par le médecin seront une étude des marqueurs qui signent l’existence d’une atteinte du foie : transaminases et bilirubine. Aussi, il prescrira une sérologie c’est-à-dire une recherche dans le sang de la présence d’anticorps spécifiques des principales hépatites. Ces anticorps sont un des moyens de défense de l’organisme contre le virus, ils ne sont présents qu’en cas d’infection.
Les anticorps qui permettent de poser le diagnostic d’hépatite C sont dits anticorps anti-VHC. Ensuite, pour connaître le stade de la maladie (aiguë ou chronique), la recherche de l’ARN du virus (son patrimoine génétique) dans le sang est nécessaire. Sa présence dans le sang prouve que le virus se multiplie et que l’hépatite est passée en phase chronique ; à condition que les transaminases soient retombées à une valeur normale.
Pour en savoir plus…
En cas d’hépatite chronique, une PBH (ponction de biopsie hépatique) est pratiquée pour connaître l’état du tissus hépatique : fibrose, cirrhose voire cancer.
[?] Evolution de la maladie
La fréquence d’évolution vers une hépatite chronique qui pourra se terminer en cirrhose et en cancer du foie est élevée (70 à 80 % des cas !). De plus, l’hépatite C évolue silencieusement pendant 15 à 20 ans avant de refaire parler d’elle. Or, selon les estimations, entre 50 et 70 % des porteurs asymptomatiques se sont pas dépistés et risquent de découvrir leur maladie lorsqu’il sera trop tard ! Le risque d’évolution de l’hépatite C chronique vers la cirrhose est encore mal évalué mais serait estimé entre 30 et 50 % des cas. A terme, la cirrhose qui découle de l’hépatite C peut évoluer en cancer de sombre pronostic.
[?] Ne pas confondre avec...
Les autres hépatites…
[?] Traitement
Seule l’hépatite C chronique active est traitée par des médicaments spécifiques. En début d’hépatite, à la phase aiguë, repos, arrêt de certains médicaments (contraceptifs oraux par exemple), arrêt de toute boisson alcoolisée sont les seules mesures à prendre.
En cas d’hépatique chronique active documentée (c’est-à-dire prouvée par des examens biologiques et ou biopsie), le traitement repose sur la prise d’interférons : interféron alpha 2a ou alpha 2b. Un antiviral est aussi associé à l’interféron alpha 2b : la ribavirine. Cette bithérapie n’est néanmoins pas la panacée puisque inefficace chez 50 % des patients.
Depuis 2000 est sorti une nouvelle forme d’interféron, les interférons pégylés. Ce sont les mêmes interférons mais conjugués à de grandes molécules, les Poly-Ethyléne Glycols. Les taux sanguins de ces nouvelles formes seraient plus stables, ce qui permet une efficacité supérieure. De plus, ces médicaments permettent une seule injection sous-cutanée par semaine au lieu de trois avec les anciens.
Grippe Aviaire
La grippe aviaire en dix questions
Le virus aviaire est-il transmissible à l’homme ? Peut-il se propager rapidement ? Quelles sont les armes face à une épidémie naissante ? Peut-on manger du poulet et des oeufs sans risque ?… Découvrez les réponses aux dix principales questions que vous vous posez sur la grippe aviaire et la menace de pandémie grippale.
1 - Qu’appelle-t-on grippe aviaire ?
Les virus influenza responsables de la grippe sont classés en différents types : A, B et C. Les plus fréquents, les virus Influenza A sont classés en 15 sous-types H et neuf sous type N. Chez les oiseaux, les infections par des sous types H5 et H7 sont particulièrement pathogènes, avec des mortalités de l’ordre de 90 à 100 %. Cette infection peut toucher presque toutes les espèces d’oiseaux, sauvages ou domestiques. Le virus se transmet entre animaux essentiellement par contamination aérienne (secrétions respiratoires) soit par contact direct, notamment avec les sécrétions respiratoires et les matières fécales des animaux malades, soit de façon indirecte par l’exposition à des matières contaminées (via la nourriture, l’eau, du matériel et des vêtements contaminés). Les oiseaux sauvages sont plus souvent des porteurs de souches de virus sans pour autant ne présenter aucun symptôme. Le contact de ces oiseaux migrateurs avec des volailles domestiques a été à l’origine de différentes épidémies aviaires.
Le virus Influenza aviaire peut éventuellement infecter d’autres espèces animales comme le porc ou d’autres mammifères. On parle d’épizootie de grippe aviaire lorsque la maladie affecte brutalement un grand nombre d’animaux à la fois dans une région donnée.
2 - Le virus influenza aviaire est-il transmissible de l’animal à l’homme ?
Le virus de la grippe aviaire de type A (H5/N1) peut se transmettre de l’animal à l’homme. C’est ce qui s’est produit depuis janvier 2004 en Asie, mais également en Chine en 1997 ("grippe du poulet à HongKong") avec un virus A (H5/N1) et aux Pays-Bas au printemps 2003 avec un virus A (H7/N7). La contamination aérienne se fait essentiellement lors de contacts étroits, prolongés et répétés dans des espaces confinés avec des sécrétions respiratoires ou des déjections d’animaux infectés, par voie directe ou indirecte (surfaces et/ou mains souillées par les déjections). De ce fait, ces cas restent exceptionnels et concernent principalement les personnes qui travaillent ou interviennent dans une zone contaminée : éleveurs, techniciens de coopératives, vétérinaires, équipes de nettoyage et de désinfection…
3 - Quels sont les pays touchés et les recommandations aux voyageurs s’y rendant ?
Des foyers d’épidémie ont été signalés dans une dizaine de pays d’Asie avec des cas de transmission à l’homme au Vietnam, en Thaïlande, au Cambodge et en Indonésie. Alors que ce virus infecte essentiellement les volailles, des rapports officiels font également mention de cas chez des canards et des porcs au Vietnam. L’évolution des pays affectés est régulièrement mise à jour sur le site de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et celui de l’Organisation mondiale de la santé animale.
Sur place :
Actuellement, l’OMS ne préconise pas de restreindre les voyages dans les zones concernées. En France, le Ministère de la santé recommande aux personnes se rendant dans les pays affectés par l’épizootie d’éviter tout contact avec les volatiles et les porcs vivants ou leurs cadavres, y compris sur les marchés. Il leur est également recommandé d’éviter tout contact avec une surface apparaissant souillée par des fientes de volailles ou des déjections d’animaux. Il est enfin interdit de rapporter un volatile vivant de ces pays, en particulier les oiseaux d’ornement. Il est également recommandé de ne pas y consommer de volaille mal cuites ou de produits à base d’oeufs insuffisamment cuits. Par ailleurs, les conseils généraux d’hygiène pour les voyages dans les pays en développement doivent être respectés, en particulier : éviter de consommer des produits alimentaires crus ou peu cuits et se laver les mains fréquemment à l’eau et au savon ou avec un soluté hydro-alcoolique qu’il est conseillé d’emporter de France.
De retour des zones d’épizootie :
Aucune mesure particulière telle que quarantaine, port d’un masque de protection, prise de sang ou traitement ne doit être proposé systématiquement, tant que la transmission inter-humaine n’est pas avérée. Si le voyageur présente un syndrome grippal dans les sept jours après son retour (fièvre > 38°C accompagnée d’une toux, d’un essouflement et de douleurs articulaires et musculaires), il est important de prendre l’avis d’un médecin via le centre 15.
4 - Ce virus est-il transmissible d’homme à homme ?
Concernant le virus aviaire H5N1, il n’existe pas de preuve d’une transmission inter humaine significative en Asie selon l’Organisation mondiale de la santé. Seules quelques suspicions très limitées (le cas d’une mère au chevet de sa fille mourante a un temps été évoqué) ont été évoquées. Mais le risque d’une pandémie humaine repose sur la survenue d’un virus influenza aviaire pathogène "humanisé".
5 - Que signifie le terme pandémie grippale ?
Une pandémie grippale se définit comme une forte augmentation dans l’espace et dans le temps des cas de grippe qui finit par diffuser à l’ensemble des pays, accompagnée d’un nombre important de cas graves et d’une mortalité élevée. Elle résulte de l’introduction dans l’espèce humaine, le plus souvent à partir d’un réservoir animal, d’un virus grippal complètement nouveau, vis-à-vis duquel la population n’est pas encore immunisée.
Depuis décembre 2003 et l’apparition de cas humains d’infection à virus aviaire en Asie, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère que nous sommes en phase pré-pandémique. Le dernier niveau avant la phase pandémique sera atteint lorsque le nouveau virus aura acquis une capacité de transmission inter humaine.
6 - Quels seraient les symptômes de la grippe pandémique ?
Après une durée d’incubation pouvant aller jusqu’à sept jours, la maladie se présenterait vraisemblablement d’abord comme une grippe banale (fièvre supérieure à 38°C associée à des maux de gorge, des douleurs musculaires et des troubles respiratoires comme une toux), mais elle s’aggraverait rapidement du fait de troubles respiratoires sévères. Toutefois, l’intensité et la nature même des symptômes de ce nouveau virus pourraient varier.
Le danger est que les premières victimes de ce nouveau virus se mélangent aux 3 millions de cas hivernaux de la grippe saisonnière. Dans ce cas, il sera difficile de les repérer. S’il existe des tests de diagnostic rapide de grippe, ils ne permettent pas d’en distinguer le type. Seule une virulence plus élevée de ce nouveau virus avec des conséquences sanitaires importantes (hôpitaux débordés…) permettra de donner l’alerte.
7 - Existe-t-il un vaccin chez l’homme ? Quand sera-t-il disponible ?
Tout d’abord, il convient de préciser que le vaccin contre la grippe saisonnière ne protègera pas contre le virus de la grippe aviaire ou le possible virus muté. Actuellement, deux laboratoires Pasteur et Chiron testent des vaccins fabriqués à partir de la souche H5N1 mise à la disposition des chercheurs par l’Organisation mondiale de la santé. Ce vaccin dirigé contre le virus aviaire actuellement observé en Asie (appelé vaccin pré-pandémique) pourrait être utilisé pour vacciner d’une part les professionnels de santé qui traiteraient les personnes malades en provenance d’Asie, d’autre part les professionnels en contact avec un élevage français touché par le virus actuellement en circulation en Asie. En cas de pandémie, ce vaccin ne serait efficace que si le nouveau virus est proche du virus pré-pandémique actuellement connu (H5/N1).
Un vaccin totalement efficace ne pourra être fabriqué que lorsque la souche du virus responsable de la pandémie sera connue et isolée. Le délai de fabrication serait de plusieurs mois (4 à 6 selon les experts).
8 - Existe-t-il un traitement préventif ou curatif efficace chez l’homme ?
Oui, deux classes de médicaments antiviraux sont disponibles :
Les inhibiteurs de la protéine virale M2 (amantadine et rimantadine) sont actives contre les virus influenza A, mais présentent quelques inconvénients : elles ont une mauvaise tolérance rénale, hépatique et neurologique. De plus, des résistances apparaissent rapidement ;
Les inhibiteurs de la neuraminidase (zanamivir - Relenza ® - et oseltamivir - Tamiflu ®) sont efficaces en réduisant l’intensité et la durée des symptômes s’ils sont administrés dans les 48 heures après l’apparition des premiers symptômes. Ces médicaments possèdent également une action préventive vis-à-vis de l’infection de la grippe. Des études présentées lors de la conférence européenne sur la grippe à Malte semble témoigner d’une réduction de la mortalité chez des patients atteints de grippe et traités par Tamiflu ®.
Lors de ce même congrès, le CDC ( Centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies) d’Atlanta a présenté les résultats sur la sensibilité aux antiviraux des souches A (H5N1). Et il semblerait que les souches soient devenues résistantes à l’amantadine et à la rimantadine. En cas de pandémie, seuls les inhibiteurs de la neuraminidase seraient donc efficaces. Dans le plan prévu pour lutter contre l’entrée d’un virus pandémique sur le territoire, il est prévu de pouvoir distribuer de façon importante du Tamiflu ®. Cet antiviral a été préféré du fait de sa facilité d’utilisation (gélule ou poudre pour solution buvable alors que le Relenza ® est pris par inhalation).
Les antibiotiques, inactifs sur les virus, ne sont utilisés qu’en cas de surinfection bactérienne.
9 - Y a-t-il un risque de contamination lié à la consommation de volailles ou d’oeufs ?
Il convient tout d’abord de rappeler l’interdiction, au sein de l’Union Européenne, d’importer des volailles vivantes, des viandes de volaille et des oeufs en provenance de Thaïlande (seul pays importateur affecté par la grippe aviaire).
De plus, la transmission du virus Influenza aviaire s’effectue par voie aérienne. Selon l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA), le risque de contamination de l’homme par ingestion de viandes infectées est considéré comme faible voire négligeable : d’une part, les propriétés infectieuses des virus influenza sont détruites très rapidement à des températures supérieures à 60°C (pendant 5 minutes à 60°C, 1 minute à 100°C), d’autre part, dans l’hypothèse d’une ingestion de viande de volaille ou d’oeufs contaminés et crus, le virus serait détruit par l’acidité du liquide gastrique.
10 - En cas de transmission inter humaine du virus, quelles seraient les mesures permettant de limiter sa propagation (de ralentir la progression de la pandémie) ?
Le virus de la grippe se transmet principalement par des gouttelettes respiratoires émises lors de la parole, de l’éternuement ou de la toux. Différentes mesures devraient ainsi être respectées afin de ralentir la propagation du virus, parmi lesquelles :
Le maintien à domicile des personnes atteintes, en l’absence de complications graves, permet d’éviter la transmission du virus notamment en milieu de soin. Les professionnels de santé libéraux assureront la prise en charge à domicile et décideront de l’hospitalisation des cas graves ;
La quarantaine à domicile pendant 6 jours des personnes ayant eu des contacts sans protection avec des malades ;
Le port de masque permet de limiter le risque de transmission du virus ;
Le virus peut aussi se trouver sur les mains et les surfaces inertes. Le respect strict des mesures classiques d’hygiène permet également de limiter le risque de transmission du virus : le lavage des mains est essentiel. Il doit se faire soigneusement au savon durant au moins 30 secondes et doit être répété dans la journée, en particulier après les mouchages et les éternuements, après chaque contact avec un malade, après chaque sortie et retour au domicile. Il est également essentiel de se couvrir la bouche et le nez chaque fois qu’on tousse ou qu’on éternue ; ne pas cracher par terre, mais toujours dans un mouchoir ; utiliser des mouchoirs en papier à usage unique ; toujours se laver les mains après chacune de ces actions ;
Enfin, en situation pandémique, des mesures visant à interdire les lieux de rassemblement pourront être prises.
Selon des recherches récentes, l’apparition d’une pandémie naissante en Asie pourrait être contenue grâce à une identification rapide de l’épidémie naissante (dans les 21 jours) l’utilisation rapide et ciblée d’antiviraux dans un rayon de 5 à 10 kilomètres du premier cas identifié et des mesures d’éloignement. Pour en savoir plus, lire notre article "Grippe aviaire : la stratégie anti-pandémie".
Le virus aviaire est-il transmissible à l’homme ? Peut-il se propager rapidement ? Quelles sont les armes face à une épidémie naissante ? Peut-on manger du poulet et des oeufs sans risque ?… Découvrez les réponses aux dix principales questions que vous vous posez sur la grippe aviaire et la menace de pandémie grippale.
1 - Qu’appelle-t-on grippe aviaire ?
Les virus influenza responsables de la grippe sont classés en différents types : A, B et C. Les plus fréquents, les virus Influenza A sont classés en 15 sous-types H et neuf sous type N. Chez les oiseaux, les infections par des sous types H5 et H7 sont particulièrement pathogènes, avec des mortalités de l’ordre de 90 à 100 %. Cette infection peut toucher presque toutes les espèces d’oiseaux, sauvages ou domestiques. Le virus se transmet entre animaux essentiellement par contamination aérienne (secrétions respiratoires) soit par contact direct, notamment avec les sécrétions respiratoires et les matières fécales des animaux malades, soit de façon indirecte par l’exposition à des matières contaminées (via la nourriture, l’eau, du matériel et des vêtements contaminés). Les oiseaux sauvages sont plus souvent des porteurs de souches de virus sans pour autant ne présenter aucun symptôme. Le contact de ces oiseaux migrateurs avec des volailles domestiques a été à l’origine de différentes épidémies aviaires.
Le virus Influenza aviaire peut éventuellement infecter d’autres espèces animales comme le porc ou d’autres mammifères. On parle d’épizootie de grippe aviaire lorsque la maladie affecte brutalement un grand nombre d’animaux à la fois dans une région donnée.
2 - Le virus influenza aviaire est-il transmissible de l’animal à l’homme ?
Le virus de la grippe aviaire de type A (H5/N1) peut se transmettre de l’animal à l’homme. C’est ce qui s’est produit depuis janvier 2004 en Asie, mais également en Chine en 1997 ("grippe du poulet à HongKong") avec un virus A (H5/N1) et aux Pays-Bas au printemps 2003 avec un virus A (H7/N7). La contamination aérienne se fait essentiellement lors de contacts étroits, prolongés et répétés dans des espaces confinés avec des sécrétions respiratoires ou des déjections d’animaux infectés, par voie directe ou indirecte (surfaces et/ou mains souillées par les déjections). De ce fait, ces cas restent exceptionnels et concernent principalement les personnes qui travaillent ou interviennent dans une zone contaminée : éleveurs, techniciens de coopératives, vétérinaires, équipes de nettoyage et de désinfection…
3 - Quels sont les pays touchés et les recommandations aux voyageurs s’y rendant ?
Des foyers d’épidémie ont été signalés dans une dizaine de pays d’Asie avec des cas de transmission à l’homme au Vietnam, en Thaïlande, au Cambodge et en Indonésie. Alors que ce virus infecte essentiellement les volailles, des rapports officiels font également mention de cas chez des canards et des porcs au Vietnam. L’évolution des pays affectés est régulièrement mise à jour sur le site de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et celui de l’Organisation mondiale de la santé animale.
Sur place :
Actuellement, l’OMS ne préconise pas de restreindre les voyages dans les zones concernées. En France, le Ministère de la santé recommande aux personnes se rendant dans les pays affectés par l’épizootie d’éviter tout contact avec les volatiles et les porcs vivants ou leurs cadavres, y compris sur les marchés. Il leur est également recommandé d’éviter tout contact avec une surface apparaissant souillée par des fientes de volailles ou des déjections d’animaux. Il est enfin interdit de rapporter un volatile vivant de ces pays, en particulier les oiseaux d’ornement. Il est également recommandé de ne pas y consommer de volaille mal cuites ou de produits à base d’oeufs insuffisamment cuits. Par ailleurs, les conseils généraux d’hygiène pour les voyages dans les pays en développement doivent être respectés, en particulier : éviter de consommer des produits alimentaires crus ou peu cuits et se laver les mains fréquemment à l’eau et au savon ou avec un soluté hydro-alcoolique qu’il est conseillé d’emporter de France.
De retour des zones d’épizootie :
Aucune mesure particulière telle que quarantaine, port d’un masque de protection, prise de sang ou traitement ne doit être proposé systématiquement, tant que la transmission inter-humaine n’est pas avérée. Si le voyageur présente un syndrome grippal dans les sept jours après son retour (fièvre > 38°C accompagnée d’une toux, d’un essouflement et de douleurs articulaires et musculaires), il est important de prendre l’avis d’un médecin via le centre 15.
4 - Ce virus est-il transmissible d’homme à homme ?
Concernant le virus aviaire H5N1, il n’existe pas de preuve d’une transmission inter humaine significative en Asie selon l’Organisation mondiale de la santé. Seules quelques suspicions très limitées (le cas d’une mère au chevet de sa fille mourante a un temps été évoqué) ont été évoquées. Mais le risque d’une pandémie humaine repose sur la survenue d’un virus influenza aviaire pathogène "humanisé".
5 - Que signifie le terme pandémie grippale ?
Une pandémie grippale se définit comme une forte augmentation dans l’espace et dans le temps des cas de grippe qui finit par diffuser à l’ensemble des pays, accompagnée d’un nombre important de cas graves et d’une mortalité élevée. Elle résulte de l’introduction dans l’espèce humaine, le plus souvent à partir d’un réservoir animal, d’un virus grippal complètement nouveau, vis-à-vis duquel la population n’est pas encore immunisée.
Depuis décembre 2003 et l’apparition de cas humains d’infection à virus aviaire en Asie, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère que nous sommes en phase pré-pandémique. Le dernier niveau avant la phase pandémique sera atteint lorsque le nouveau virus aura acquis une capacité de transmission inter humaine.
6 - Quels seraient les symptômes de la grippe pandémique ?
Après une durée d’incubation pouvant aller jusqu’à sept jours, la maladie se présenterait vraisemblablement d’abord comme une grippe banale (fièvre supérieure à 38°C associée à des maux de gorge, des douleurs musculaires et des troubles respiratoires comme une toux), mais elle s’aggraverait rapidement du fait de troubles respiratoires sévères. Toutefois, l’intensité et la nature même des symptômes de ce nouveau virus pourraient varier.
Le danger est que les premières victimes de ce nouveau virus se mélangent aux 3 millions de cas hivernaux de la grippe saisonnière. Dans ce cas, il sera difficile de les repérer. S’il existe des tests de diagnostic rapide de grippe, ils ne permettent pas d’en distinguer le type. Seule une virulence plus élevée de ce nouveau virus avec des conséquences sanitaires importantes (hôpitaux débordés…) permettra de donner l’alerte.
7 - Existe-t-il un vaccin chez l’homme ? Quand sera-t-il disponible ?
Tout d’abord, il convient de préciser que le vaccin contre la grippe saisonnière ne protègera pas contre le virus de la grippe aviaire ou le possible virus muté. Actuellement, deux laboratoires Pasteur et Chiron testent des vaccins fabriqués à partir de la souche H5N1 mise à la disposition des chercheurs par l’Organisation mondiale de la santé. Ce vaccin dirigé contre le virus aviaire actuellement observé en Asie (appelé vaccin pré-pandémique) pourrait être utilisé pour vacciner d’une part les professionnels de santé qui traiteraient les personnes malades en provenance d’Asie, d’autre part les professionnels en contact avec un élevage français touché par le virus actuellement en circulation en Asie. En cas de pandémie, ce vaccin ne serait efficace que si le nouveau virus est proche du virus pré-pandémique actuellement connu (H5/N1).
Un vaccin totalement efficace ne pourra être fabriqué que lorsque la souche du virus responsable de la pandémie sera connue et isolée. Le délai de fabrication serait de plusieurs mois (4 à 6 selon les experts).
8 - Existe-t-il un traitement préventif ou curatif efficace chez l’homme ?
Oui, deux classes de médicaments antiviraux sont disponibles :
Les inhibiteurs de la protéine virale M2 (amantadine et rimantadine) sont actives contre les virus influenza A, mais présentent quelques inconvénients : elles ont une mauvaise tolérance rénale, hépatique et neurologique. De plus, des résistances apparaissent rapidement ;
Les inhibiteurs de la neuraminidase (zanamivir - Relenza ® - et oseltamivir - Tamiflu ®) sont efficaces en réduisant l’intensité et la durée des symptômes s’ils sont administrés dans les 48 heures après l’apparition des premiers symptômes. Ces médicaments possèdent également une action préventive vis-à-vis de l’infection de la grippe. Des études présentées lors de la conférence européenne sur la grippe à Malte semble témoigner d’une réduction de la mortalité chez des patients atteints de grippe et traités par Tamiflu ®.
Lors de ce même congrès, le CDC ( Centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies) d’Atlanta a présenté les résultats sur la sensibilité aux antiviraux des souches A (H5N1). Et il semblerait que les souches soient devenues résistantes à l’amantadine et à la rimantadine. En cas de pandémie, seuls les inhibiteurs de la neuraminidase seraient donc efficaces. Dans le plan prévu pour lutter contre l’entrée d’un virus pandémique sur le territoire, il est prévu de pouvoir distribuer de façon importante du Tamiflu ®. Cet antiviral a été préféré du fait de sa facilité d’utilisation (gélule ou poudre pour solution buvable alors que le Relenza ® est pris par inhalation).
Les antibiotiques, inactifs sur les virus, ne sont utilisés qu’en cas de surinfection bactérienne.
9 - Y a-t-il un risque de contamination lié à la consommation de volailles ou d’oeufs ?
Il convient tout d’abord de rappeler l’interdiction, au sein de l’Union Européenne, d’importer des volailles vivantes, des viandes de volaille et des oeufs en provenance de Thaïlande (seul pays importateur affecté par la grippe aviaire).
De plus, la transmission du virus Influenza aviaire s’effectue par voie aérienne. Selon l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA), le risque de contamination de l’homme par ingestion de viandes infectées est considéré comme faible voire négligeable : d’une part, les propriétés infectieuses des virus influenza sont détruites très rapidement à des températures supérieures à 60°C (pendant 5 minutes à 60°C, 1 minute à 100°C), d’autre part, dans l’hypothèse d’une ingestion de viande de volaille ou d’oeufs contaminés et crus, le virus serait détruit par l’acidité du liquide gastrique.
10 - En cas de transmission inter humaine du virus, quelles seraient les mesures permettant de limiter sa propagation (de ralentir la progression de la pandémie) ?
Le virus de la grippe se transmet principalement par des gouttelettes respiratoires émises lors de la parole, de l’éternuement ou de la toux. Différentes mesures devraient ainsi être respectées afin de ralentir la propagation du virus, parmi lesquelles :
Le maintien à domicile des personnes atteintes, en l’absence de complications graves, permet d’éviter la transmission du virus notamment en milieu de soin. Les professionnels de santé libéraux assureront la prise en charge à domicile et décideront de l’hospitalisation des cas graves ;
La quarantaine à domicile pendant 6 jours des personnes ayant eu des contacts sans protection avec des malades ;
Le port de masque permet de limiter le risque de transmission du virus ;
Le virus peut aussi se trouver sur les mains et les surfaces inertes. Le respect strict des mesures classiques d’hygiène permet également de limiter le risque de transmission du virus : le lavage des mains est essentiel. Il doit se faire soigneusement au savon durant au moins 30 secondes et doit être répété dans la journée, en particulier après les mouchages et les éternuements, après chaque contact avec un malade, après chaque sortie et retour au domicile. Il est également essentiel de se couvrir la bouche et le nez chaque fois qu’on tousse ou qu’on éternue ; ne pas cracher par terre, mais toujours dans un mouchoir ; utiliser des mouchoirs en papier à usage unique ; toujours se laver les mains après chacune de ces actions ;
Enfin, en situation pandémique, des mesures visant à interdire les lieux de rassemblement pourront être prises.
Selon des recherches récentes, l’apparition d’une pandémie naissante en Asie pourrait être contenue grâce à une identification rapide de l’épidémie naissante (dans les 21 jours) l’utilisation rapide et ciblée d’antiviraux dans un rayon de 5 à 10 kilomètres du premier cas identifié et des mesures d’éloignement. Pour en savoir plus, lire notre article "Grippe aviaire : la stratégie anti-pandémie".
Fievre
Grippe, comment faire baisser la fièvre des enfants ?
L'épidémie de grippe est là et comme chaque année, elle s'attaque d'abord aux plus fragiles... S'il n'y a pas de remède miracle pour y échapper, des médicaments permettent de venir à bout des symptômes les plus gênants, en particulier de la fièvre. Conduite à tenir avec votre enfant.
Des frissons, des courbatures, la gorge prise, des difficultés à respirer…et une forte fièvre, votre enfant, comme des milliers d'autres n'a pu échapper à la grippe. Comment le soulager ?
Oublier les remèdes de grand mère
Si votre enfant a la grippe, faute de traitement contre ce virus, on se contentera de soulager ses symptômes et en particulier sa fièvre. On considère qu'un enfant a de la fièvre au delà de 38°C. Selon les dernières recommandations de prise en charge de la fièvre chez l'enfant de plus de 6 mois, il est utile de la traiter à partir de 38,5°C et ce, uniquement si l'enfant se sent visiblement mal. La fièvre est un mécanisme de défense normale de l'organisme, et on a désormais plus l'obsession de la faire baisser à tout prix si elle ne gène pas l'enfant et qu'elle n'est pas trop élevée. Attention, avant 6 mois, la conduite à tenir est différente, et il faut de toutes façons consulter.
Avant de recourir à des médicaments, quelques mesures simples permettront de soulager l'enfant. Enlevez les couches de vêtements superflues et évitez de surchauffer votre appartement. N'oubliez pas de lui donnez à boire régulièrement en quantité plus importante que d'habitude. La fièvre déshydrate l'enfant et entretient son malaise.
Contrairement à ce qu'on a longtemps fait, inutile de plonger votre enfant dans un bain glacé !
Le bain tiède (2°C en dessous de la température de l'enfant) autrefois conseillé n'est plus recommandé, sauf si votre enfant se sent particulièrement bien dans l'eau. De même on évitera les poches de glaces sur le front ou le reste du corps qui entraînent une gêne supplémentaire pour l'enfant.
Zoom sur les médicaments
Du côté des médicaments, plusieurs traitements sont disponibles. Ce sont :
Le paracétamol ;
L'ibuprofène et le kétoprofène (ce dernier est délivré uniquement sur ordonnance) ; ils appartiennent tous deux à la classe des anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) ;
L'aspirine qui est également un AINS, mais qui, depuis quelques années, est moins utilisé chez l'enfant.
Les positions parfois divergentes des médecins sur ces médicaments ont pu dérouter certains parents. Pour que tout le monde ait les idées claires, l'agence française de sécurité sanitaire (Afssaps) a fait une mise au point et publié pour la première fois en janvier 2005 des recommandations précises sur ce sujet. Tous les traitements disponibles doivent être utilisés avec précaution, en respectant bien les doses et les délais indiqués, et en évitant d'associer plusieurs traitements. Il faut donc bien lire la notice et vérifier les contre-indications, surtout si vous prenez le médicament sans ordonnance. Les deux traitements les plus utilisés en forme pédiatrique sont le paracétamol et l'ibuprofène. Il y a un peu plus de précautions d'emploi avec ce dernier mais il parait plus efficace pour faire baisser la fièvre. En cas de varicelle, il faut préférer le paracétamol et éviter les anti-inflammatoires non-stéroïdiens ou l'aspirine. N'hésitez pas à demander conseil au pédiatre ou au médecin généraliste qui connaît bien votre enfant et qui saura vous dire ce qui est le mieux pour lui.
Dans tous les cas, il est donc recommandé de n'utiliser qu'un seul médicament à la fois. Ni association, ni alternance !
Enfin si malgré le traitement, la fièvre persiste plus de 3 jours, ou même avant si votre enfant ne va vraiment pas bien, il est impératif d'aller consulter rapidement.
L'épidémie de grippe est là et comme chaque année, elle s'attaque d'abord aux plus fragiles... S'il n'y a pas de remède miracle pour y échapper, des médicaments permettent de venir à bout des symptômes les plus gênants, en particulier de la fièvre. Conduite à tenir avec votre enfant.
Des frissons, des courbatures, la gorge prise, des difficultés à respirer…et une forte fièvre, votre enfant, comme des milliers d'autres n'a pu échapper à la grippe. Comment le soulager ?
Oublier les remèdes de grand mère
Si votre enfant a la grippe, faute de traitement contre ce virus, on se contentera de soulager ses symptômes et en particulier sa fièvre. On considère qu'un enfant a de la fièvre au delà de 38°C. Selon les dernières recommandations de prise en charge de la fièvre chez l'enfant de plus de 6 mois, il est utile de la traiter à partir de 38,5°C et ce, uniquement si l'enfant se sent visiblement mal. La fièvre est un mécanisme de défense normale de l'organisme, et on a désormais plus l'obsession de la faire baisser à tout prix si elle ne gène pas l'enfant et qu'elle n'est pas trop élevée. Attention, avant 6 mois, la conduite à tenir est différente, et il faut de toutes façons consulter.
Avant de recourir à des médicaments, quelques mesures simples permettront de soulager l'enfant. Enlevez les couches de vêtements superflues et évitez de surchauffer votre appartement. N'oubliez pas de lui donnez à boire régulièrement en quantité plus importante que d'habitude. La fièvre déshydrate l'enfant et entretient son malaise.
Contrairement à ce qu'on a longtemps fait, inutile de plonger votre enfant dans un bain glacé !
Le bain tiède (2°C en dessous de la température de l'enfant) autrefois conseillé n'est plus recommandé, sauf si votre enfant se sent particulièrement bien dans l'eau. De même on évitera les poches de glaces sur le front ou le reste du corps qui entraînent une gêne supplémentaire pour l'enfant.
Zoom sur les médicaments
Du côté des médicaments, plusieurs traitements sont disponibles. Ce sont :
Le paracétamol ;
L'ibuprofène et le kétoprofène (ce dernier est délivré uniquement sur ordonnance) ; ils appartiennent tous deux à la classe des anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) ;
L'aspirine qui est également un AINS, mais qui, depuis quelques années, est moins utilisé chez l'enfant.
Les positions parfois divergentes des médecins sur ces médicaments ont pu dérouter certains parents. Pour que tout le monde ait les idées claires, l'agence française de sécurité sanitaire (Afssaps) a fait une mise au point et publié pour la première fois en janvier 2005 des recommandations précises sur ce sujet. Tous les traitements disponibles doivent être utilisés avec précaution, en respectant bien les doses et les délais indiqués, et en évitant d'associer plusieurs traitements. Il faut donc bien lire la notice et vérifier les contre-indications, surtout si vous prenez le médicament sans ordonnance. Les deux traitements les plus utilisés en forme pédiatrique sont le paracétamol et l'ibuprofène. Il y a un peu plus de précautions d'emploi avec ce dernier mais il parait plus efficace pour faire baisser la fièvre. En cas de varicelle, il faut préférer le paracétamol et éviter les anti-inflammatoires non-stéroïdiens ou l'aspirine. N'hésitez pas à demander conseil au pédiatre ou au médecin généraliste qui connaît bien votre enfant et qui saura vous dire ce qui est le mieux pour lui.
Dans tous les cas, il est donc recommandé de n'utiliser qu'un seul médicament à la fois. Ni association, ni alternance !
Enfin si malgré le traitement, la fièvre persiste plus de 3 jours, ou même avant si votre enfant ne va vraiment pas bien, il est impératif d'aller consulter rapidement.
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